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Ce blog est un espace d'expression. Il a pour ambition de s'inscrire dans le débat politique, social et sociétal. "Ouvertures" signifie que le débat y est possible dans le respect des valeurs qui président à des débats démocratiques: écoute, respect des individus, sincérité ... C'est un espace dans lequel tous et toutes sont invités à s'exprimer. c'est par le débat que les idées progressent et s'enrichissent. Pour ceux et celles qui le souhaitent, il est possible de s'abonner, en suivant les indications sous la rubrique "s'abonner", situé à la droite de l'article.

Santé. Je veux qu'on m'écoute I

Ceux et celles qui ont lu le livre que nous avons écrit avec Étienne Caniard, peuvent, s'ils le souhaitent envoyer leurs réactions, critiques ou témoignages, soit en commentaires à ce message sur Facebook, soit sur messenger, soit en commentaire sur le blog, soit sur mon adresse mail gaby.bonnand@gmail.com.
Ce livre a pour objet de favoriser le débat dans une période où le système de santé entre, avec la loi santé adoptée en ce début de mois de Juillet, dans une phase de réorganisation. En vous exprimant vous participez à ce débat utile et nécessaire.

 

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D
Merci GABY pour ce regard sur notre « formidable » système de santé. Bien qu’en souffrance il nous est jalousé, à juste titre, de par le monde et nous devons le protéger bec et ongles.<br /> L’analyse que vous en faites, avec Etienne CANIARD, m’a permis de faire un « flash-back » sur mon propre parcours de vie professionnelle, syndicale, de malade et associative.<br /> Professionnellement, j’ai été préparateur en pharmacie d’officine puis en milieu hospitalier. A ce titre, j’ai connu les satisfactions que procure l’exercice des professions paramédicales. Les relations humaines qui s’y vivent au quotidien avec les patients comme avec les équipes soignantes sont d’une grande richesse et donnent un sens profond à notre travail. J’y ai aussi découvert les détresses qu’engendrent les problèmes de santé et les effets lourds conséquences provoqués par des inégalités trop souvent rencontrées.<br /> Militants CFDT au Centre hospitalier de Saint-Denis (93) j’ai vu petit à petit les conditions de travail se dégrader à mesure que le budget global, puis toutes ses déclinaisons, faisait disparaître les notions d’effectifs nécessaires à l’accomplissement du service public. Secrétaire du syndicat, j’ai découvert l’étendue du secteur sanitaire, médico-social et social tant public que privé. J’ai vu les dégâts provoqués par certaines formes de management et par les effets pervers des restrictions budgétaires excessives ou dus à de mauvaises gestions. Secrétaire fédéral à la fédération CFDT santé Sociaux, j’ai constaté combien il y avait des problèmes communs mais aussi des inégalités territoriales dans l’offre de soins.<br /> A peine l’heure de la retraite avait sonné que la maladie m’a invité à aller découvrir cet univers de la santé avec un nouveau statut, celui de malade condamné à brève échéance. Je découvre alors une nouvelle forme de combat à mener. C’est à ce moment que l’on mesure l’importance de sa famille, de ses ami(e)s. Encore aujourd’hui je les appelle « ma garde rapprochée ».En acceptant de mener ce combat pour la vie, il faut installer un climat de confiance avec tous les acteurs qui vont prendre en charge votre destin avec une bienveillance, une compétence et une sincérité incroyable. L’attente d’une greffe comme seule chance de survie est une période d’autant plus difficile que le corps se dégrade très vite mais la sincérité des médecins et la qualité des soins prodiguer renforce votre confiance. La JOC et la CFDT m’ont appris le combat et la solidarité. En retour j’ai eu la chance, le privilège même, de bénéficier à temps d’un don d’organe et de recevoir le foie d’un inconnu devenu mon sauveur. Le summum de la solidarité par le don anonyme et gratuit de soi ! Cette étape m’a permis de mesurer l’immense compétence des équipes de transplantation. Je connaissais le travail des équipes paramédicales mais je n’imaginais pas jusqu’où allait leur dévouement et leur bienveillance malgré toutes les difficultés matérielles et financières qu’on leur impose. <br /> Par la solidarité du don d’organes, j’ai retrouvé la santé et un avenir. Aujourd’hui retiré en région nouvelle Aquitaine pour la retraite, je ne pouvais pas avoir tant reçu du système de santé sans redonner aussi un peu de moi et de mon temps pour les patient(e)s en attente de greffe ou greffé(e)s. Je suis donc devenu militant dans l’association des malades et transplantés hépatiques du sud –Ouest AMATHSO (association affiliée à la fédération TRANSHEPATE). Nous visitons les patient(e)s pour leur donner l’espoir et la confiance indispensable dans leur parcours. Nous engageons également des actions de prévention sur les maladies hépatiques et nous nous engageons dans les commissions des usagers des établissements publics et privés.<br /> Alors oui, j’ai eu la chance de bénéficier pleinement de notre système de santé dans ce qu’il a de meilleur. La compétence médicale, la technicité de très haut niveau et la bienveillance. J’en suis à jamais reconnaissant envers tous ses acteurs. Mais je constate et mesure aussi les difficultés qui sont décrites au fil des témoignages qui illustrent ton livre. Il faudra effectivement redoubler d’imagination et de volonté politique pour garantir à tous une offre de santé de proximité et de qualité. Les nouvelles technologies y contribueront pour une bonne part, mais il faudra aussi que les citoyens revoient également leurs comportements et leurs attentes en ce qui concerne l’offre de soins. Comme tu le dis, le citoyen devra plus en plus devenir acteur de notre santé car malgré toutes les difficultés dans l’exercice de la médecine de proximité, je persiste à penser que nous avons un système de santé exemplaire et que nous pouvons être très fiers des femmes et des hommes qui le tiennent à bout de bras dans un dévouement sans pareil.<br /> Un grand merci pour votre livre et bien amicalement.<br /> Michel DURIEUX
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